November 28, 2017: ARCH - Council of Canadians with Disabilities at the Supreme Court of Canada

On November 28, the Council for Canadians with Disabilities (CCD) will be at the Supreme Court of Canada to intervene in a case called Canadian Human Rights Commission v. Attorney General of Canada. ARCH Disability Law Centre (ARCH) is representing the CCD in this case.

What is this case about? 

The case started from two complaints that members of the Matson and Andrews families made to the Canadian Human Rights Commission. Members of the Matson and Andrews families applied to be registered as “Indians” under the Indian Act. Being registered as an Indian is important to many Indigenous persons because of the benefits of being registered, which include access to some government health benefits, education and child development programs. 

Members of the Matson and Andrews families were denied registration as Indians because of rules about who can be registered which appear in the law. Their two complaints to the Canadian Human Rights Commission argued that the Government of Canada discriminated against them by denying their registration as Indians. A decision has not been made about whether denying the applications was discrimination because the Canadian Human Rights Tribunal found that the two complaints could not be heard. The Tribunal found that it did not have the legal authority to hear these complaints because they were challenges to the Indian Act itself (rather than challenges to the provision of registration services). As a result, the complaints should have been brought to court, as Charter challenges, not to the Human Rights Commission and Tribunal.  

Why is this case important for persons with disabilities?

The outcome of this case will have an important impact on access to justice for persons with disabilities. 

If the Supreme Court agrees with the Canadian Human Rights Tribunal, it will mean that persons with disabilities who feel they have been discriminated against because of rules or requirements in laws will have to go to court to argue a Charter challenge to the law. They will not be able to bring their complaints to the Canadian Human Rights Commission or Tribunal. Going to court is a more expensive and complicated process than going to the Human Rights Commission, and it may mean having to hire a lawyer. Bringing a case to the Human Rights Commission is a much more accessible process for persons with disabilities.  

On behalf of the CCD, ARCH will provide a disability rights perspective to the Supreme Court, and show how the Court’s decision will create legal barriers to access to justice for persons with disabilities. ARCH will also argue that the Court should take into account the United Nations Convention on the Rights of Persons with Disabilities when it makes its decision. The Convention is an international law that sets out rights for persons with disabilities, including the right to access to justice on an equal basis as others. Effective access to justice is an important part of making sure that persons with disabilities can participate fully and equally in society.

Watch the case live by webcast 

Beginning at 9:30AM, the Supreme Court will live-stream the hearing on their website. To watch live, go to http://www.scc-csc.ca/home-accueil/index-eng.aspx

The full name and file number for the hearing is: Canadian Human Rights Commission v. Attorney General of Canada, Court File 37208.

For questions regarding accessibility of the webcast, contact the Registry for assistance:
Telephone: 1-844-365-9662
Email: registry-greffe@scc-csc.ca
 
 

Le 28 novembre 2017, le Conseil des Canadiens avec déficiences (CCD), interviendra auprès de la Cour suprême du Canada dans l’affaire Commission canadienne des droits de la personne c. Procureur général du Canada.  L’ARCH Disability Law Centre (ARCH) représentera le CCD dans cette cause.

Quel est l’objet de la cause ?

Plusieurs membres des familles Matson et Andrews ont déposé deux plaintes auprès de la Commission canadienne des droits de la personne.  Les membres de ces deux familles avaient demandé à être inscrits comme « Indiens »  en vertu de la Loi sur les Indiens.   Être déclaré Indiens inscrit est très important pour de nombreux Autochtones à cause des avantages que leur procure ce statut, notamment l’accès à certaines prestations de maladie ainsi qu’à des programmes éducatifs et de développement de l’enfant.

Mais à cause des critères d’admissibilité prévus dans la Loi et stipulant qui a le droit d’être « inscrit », les demandes d’enregistrement des familles Matson et Andrews ont été rejetées. Dans ces deux causes, les plaignants ont allégué auprès de la Cour suprême du Canada que le gouvernement du Canada avait exercé une distinction illicite à leur égard en leur refusant leur inscription en tant qu’Indiens.  Mais aucun jugement n’a été prononcé quant au caractère discriminatoire ou non du rejet des demandes car le Tribunal canadien des droits de la personne a rejeté ces plaintes, se déclarant incompétent.  Le Tribunal a conclu que les plaintes constituaient des contestations directes de la Loi sur les Indiens (et non pas des contestations des dispositions du service d’inscription).  Il a ajouté que ces plaintes auraient dû être présentées en cour de justice comme contestation fondée sur la Charte et non à la Commission canadienne des droits de la personne, ni au Tribunal. 

Pourquoi cette cause est-elle importante pour les personnes en situation de handicap?

Le résultat de cette cause aura d’importantes répercussions sur l’accès à la justice des personnes handicapées.  

Si la Cour suprême du Canada se rallie à la décision du Tribunal canadien des droits de la personne, les personnes handicapées qui s’estimeront victimes de discrimination à cause de règlements ou de critères prévus dans les lois, devront alors se tourner vers les cours de justice et soumettre des contestations des lois, fondées sur la Charte.  Elles ne pourront porter plainte auprès de la Commission canadienne des droits de la personne ni auprès du Tribunal.  Or, saisir une cour de justice est un processus beaucoup plus onéreux et plus compliqué qu’une plainte déposée auprès de la Commission canadienne des droits de la personne.  Et cela peut en outre impliquer l’embauche d’un avocat.   Porter une affaire devant la Commission canadienne des droits de la personne est une procédure beaucoup plus accessible pour les personnes en situation de handicap.

Au nom du CCD, ARCH exposera à la Cour suprême l’optique des droits des personnes handicapées et lui démontrera comment son jugement risque d’entrainer des obstacles juridiques auxquels seront confrontées les personnes handicapées dans leur accès à la justice.  ARCH soutiendra également que la Cour suprême devrait tenir compte de la Convention des Nations Unies relative aux droits de personnes handicapées au moment de rendre sa décision.  Cette Convention est une loi internationale qui prescrit les droits des personnes handicapées, notamment l’accès à la justice sur le même pied d’égalité que les autres personnes.  Un accès efficace à la justice est un facteur important pour une participation citoyenne, en toute égalité, des personnes en situation de handicap. 

Suivez cette audience en direct sur le Web

Dès 9 h 30, la Cour suprême du Canada diffusera l’audience en direct sur son site Web.  Pour la regarder, rendez-vous sur le site to http://www.scc-csc.ca/home-accueil/index-eng.aspx

Cette audience est intitulée Commission canadienne des droits de la personne c. Procureur général du Canada et le numéro de dossier de la Cour est 37208.

Pour toute question concernant l’accessibilité de la diffusion sur le site Web, contactez le Registraire de la Cour. 
Téléphone :  1-844-365-9662
Courriel: registry-greffe@scc-csc.ca.